Le théâtre du grand siècle ou le théâtre classique. I - La règle des trois unités : Au XVII, les auteurs de théâtre ou dramaturge* écrivent pour la Cour et le Roi. Un timide souci du spectacle et de la mise en scène se fait jour. Boileau impose des règles très strictes qu'il a prise à La Poétique d'Aristote : "Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli". 1) L'unité d'action 2) L'unité de temps Pour plus de vraisemblance, l'action ne devait pas dépasser vingt quatre heures. 3) L'unité de lieu Le lieu unique s'impose dans les pièces pour une raison de vraisemblance. II - La distinction des genres : Contrairement au Moyen Âge, où les comédiens variaient le ton, le XVIIème siècle privilégie le genre tragique, au détriment de la comédie, moins noble, malgré le plaisir que prennent la Cour et le Roi lui-même à la représentation de ces pièces. a) La tragédie : les personnages sont des héros de la mythologie, des personnages historiques ou d'un rang social élevé, animés de valeurs morales nobles et de valeurs militaires. Elle se termine par une fin malheureuse. La tragédie est écrite en alexandrins* (vers de 12 pieds). b) La comédie : elle met en scène des personnages de bourgeois, de médecins ou de gens de cours dont les travers (les défauts) sont ridiculisés. La fin est toujours heureuse, la comédie se terminant le plus souvent sur le mariage des jeunes gens. La comédie proche de la farce s'écrit en prose tandis que la grande comédie est en alexandrins.
Date de création : 27/04/2008 @ 16:12
Dernière modification : 27/04/2008 @ 16:12
Catégorie : Théâtre
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